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28 août 2008 @ 17:21
Transparences d'Ayerdhal  

 Je vais vous immerger dans la SF. Action.

Présentation d'un roman policier - en fait - que j'ai récemment acheté grâce à une rec faite par une LJ-naute, meanne77. Elle en a donné quelques éléments et je l'ai dévoré, morte de curiosité.

Titre : Transparences
Auteur : Ayerdhal
Edition : Poche

Résumé : Criminologue québécois qui travaille à Lyon pour Interpol, Stephen Bellanger s’ennuie dans son petit bureau à classer de vieux dossiers en y cherchant des recoupements improbables, jusqu’à ce qu’il tombe sur celui d’Anne X, auteur treize ans plus tôt d’un quadruple meurtre dont celui de ses parents assassinés à coups de sabre de samouraï. 

Depuis, elle a fait du chemin et une centaine de nouvelles victimes, parmi lesquelles des agents secrets et divers membres de commandos lancés à ses trousses. 

Comment peut-elle constamment échapper à des hommes aussi aguerris ? Pourquoi ne laisse-t-elle jamais de traces derrière elle ? On n’a même pas son portrait robot et les caméras de surveillance semblent l’ignorer. 

Venu de la science-fiction, Ayerdhal signe ici son premier roman policier, un thriller politique inspiré de l’histoire contemporaine et qui trouve son dénouement le 11 septembre 2001.

Pourquoi j'ai aimé ?

Parce que la vraie héroïne c'est Ann, et que c'est une sociopathe. Mais elle le vit plutôt bien. Elle n'est ni une héroïne au sens classique du terme, ni un anti-héros comme on les voit souvent : sombre, dépressif, associal...

Elle a une vie, sa vie, un but à atteindre et elle s'en donne les moyens. Ce sont bien les moyens, en fait, le problème. Après, on cautionne ou on ne cautionne pas, mais le politiquement correct n'a pas sa place dans l'équation. C'est grandement rafraichissant.

Parce qu'on se fait balader, et joliment avec ça, tout le long du livre, et jusqu'à la fin. Ce n'est pas un polar au sens strict du terme, puisque l'intérêt est de comprendre qui est Ann et d'où elle vient, mais le principe est le même : on découvre au fur et à mesure des éléments, et plus on en sait, plus on veut en savoir ! Hautement addictif.


Ce qui m'a dérangé ?

Stephen qui se laisse vivre mais qui a des principes. Le personnage tient debout, mais il m'est un peu antipathique et à part être celui qui déroule l'enquête, je ne lui trouve pas un grand intérêt. 

Il a de plus une légère tendance à comprendre des trucs d'un coup d'un seul et à bien nous le faire comprendre : au final, pendant quelques pages, le lecteur est le seul à ne pas savoir ce qui se passe. L'idée est originale, mais au bout de trois fois, c'est lourd.


Ca se lit bien ?

Honnêtement, Ayerdhal a parfois un style un peu poussif, voire lourd. Mais une fois pris dans le roman, ça passe tout seul, et ça s'améliore en cours de route. A ce niveau, c'est assez inégal. Mais pas rébarbatif.

Le petit plus ?

Le petit côté SF - on ne se refait pas - dû au fait que le talent de Transparence d'Ann est emprunté à Temple Sacré de l'Aube Radieuse de Roland C. Wagner (et j'aime beaucoup Tem), tout en étant développé et expliqué différement.

Le petit côté pseudo-scientifique pas très réaliste du tout début.

Ann. 



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